Le vignoble de Joigny

Bienvenue dans la Bourgogne viticole, Joigny étant l’entrée septentrionale dans l’aire des appellations contrôlées de Bourgogne

Sa situation

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L’AOC Bourgogne est délimitée sur le territoire de la commune de Joigny aux coteaux qui dominent la ville : Paradis, Verger Martin, Voie Profonde, Calvaire, Sonnerosse et la Côte Saint-Jacques dont les 13ha bénéficient de l’adjonction de son nom : Bourgogne Côte Saint-Jacques.

Les atouts environnementaux sont importants : coteaux abrités du vent du nord par le plateau de la forêt d’Othe, exposés  sud/sud–est, sol de calcaire tendre recouvert d’argile à silex et microclimat, dû à la rivière Yonne.

Le vignoble de Joigny représente aujourd’hui 55 ha et avec les vignes plantées sur les  communes de Champvallon et Volgré, le vignoble jovinien représente environ 70ha.

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Ses cépages

Cepages - pinot gris

Les 3 cépages majoritaires sur le territoire jovinien :

-    Le chardonnay, cépage blanc noble traditionnel des grands vins de Bourgogne,

-    Le pinot noir, cépage rouge noble traditionnel des grands vins de Bourgogne,

-    Le pinot gris, cépage rare en Bourgogne, qui donne le célèbre vin gris qui a toujours fait la renommée de la ville.

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Son histoire

Ban de vendanges

Les coteaux dominant la rivière Yonne ont été plantés par les différents propriétaires terriens dès l’époque mérovingienne, bien avant la fondation de la ville à la fin du Xe siècle. La première mention écrite des vignes à Joigny date de 1082, acte de donation par sieur Lentéric d’une vigne au prieuré clunisien Notre-Dame, fondé en 1080 par Geoffroy, comte de Joigny.

Le vignoble va se développer tout au long de l’époque médiévale au fur et à mesure de l’agrandissement de la cité. Le transport fluvial sur l’Yonne est un atout majeur dès cette époque.  Les XVIIIe et XIXe siècles marquent l’apogée  du vignoble jovinien avec 700 ha, un port aux vins très important et une renommée exceptionnelle, bien au-delà des frontières.

Le déclin commence en 1850 et s’arrête en 1920 : l’augmentation des coûts de transports avec la disparition du transport fluvial dû au chemin de fer, la crise phylloxérique à partir de 1883 et la première guerre mondiale en sont les facteurs.

A partir de 1930, le vignoble renaît grâce à des familles joviniennes qui se battent pour replanter les cépages nobles, le chardonnay, le pinot noir et le fameux pinot gris ; De 1936 à 1973, les vins peuvent s’appeler « Vin gris de Joigny Côte Saint-Jacques" mais sans avoir droit à
« Bourgogne ». Il faut attendre 1975 pour que nos vins bénéficient de l’AOC BOURGOGNE.

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